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Le triathlon, plus qu’un sport, un style de vie !

Sur ce site, vous trouverez toutes les informations relatives à ma pratique du Triathlon, que ce soit mon parcours, mon rapport au sport ainsi que mes résultats. Vous trouverez également des articles centrés autour du sujet du Triathlon et du sport, mais aussi mes comptes-rendus complets de certains courses avec tous les enseignements que j’ai pu en tirer. Bonne visite !

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novembre 21, 2023Puisque je suis blessé et que je ne peux pas vraiment faire de compétition en ce moment (pas de triathlon car on est hors saison et pas de trail puisque la cheville est encore trop en vrac), il ne me reste pas grand chose à penser si ce n’est préparer ma saison 2024. J’ai donc déjà sécurisé les grandes lignes de celle-ci. Celle-ci va passer, minimum, par 3 half distance. Même si on m’a beaucoup posé la question de l’éventualité de m’aligner sur un full, j’estime que je suis encore un néophyte dans le triple effort et que je ne maîtrise pas encore suffisamment expérimenté sur la demi distance que pour attaquer l’épreuve reine, bien que j’en sois probablement capable physiquement. Cependant, je souhaite toujours m’aligner dans les meilleures conditions possibles lorsque je prépare un événement et je pense que j’ai encore trop de points à optimiser sur half. De toute façon, rien ne presse et j’ai tout mon temps. Dès lors, la prise d’expérience sur half décidera clairement l’orientation de mon année 2024.  Ironman 70.3 Alcudia – 11 mai 2024  Pourquoi cette course ? Simplement pour des questions logistiques ! Et oui. En effet, je serai du côté de Nice pour un stage de triathlon de 27 avril au 4 mai. Majorque n’étant pas loin de Nice et étant une destination de vacances plutôt sympathique, j’ai décidé de faire d’une pierre 3 coupes en mêlant stage, vacances et triathlon à l’étranger d’une seule traite. Ce sera également l’occasion d’en apprendre plus sur mon corps et sur la façon d’orienter mon entraînement pour le futur. En effet, au stage une semaine avant, il est prévu de se mettre une grosse charge dans le caisson (nous avions fait 30 heures sur la semaine l’an passé). D’habitude, je commence à réduire la charge d’entraînement 2 semaines avant un half, mais je me demande depuis quelques temps si cette méthode est la bonne pour moi au vu de mes capacités de récupération. Nous verrons donc si une grosse charge suivi d’une seule semaine d’affutage est susceptible d’améliorer la performance le jour J.  Bon on ne va pas se mentir, l’épreuve sur l’île de Majorque a l’air sublime et je compte y prendre un maximum de plaisir dès l’entame de la saison. Cela impliquera de commencer la préparation spécifique plus tôt que d’habitude mais tant mieux, il me tarde déjà d’être l’an prochain.  Ironman 70.3 Westfriesland – 23 juin 2024 Pourquoi cette course ? Et bien, pour la perf. En effet, un de mes gros projets pour l’an prochain est de faire le meilleur chrono possible sur 70.3. J’avoue que je rêve quelque peu de passer sous les 4h, puisque mon chrono de 4h13 à Lahti avec des transitions très longues et du dénivelé à pied et en vélo m’autorise ce doux rêve. Cependant, au vu des chronos des années précédentes, il va falloir… jouer la gagne pour prétendre au sub 4 heures. Rêver c’est bien, la réalité c’est autre chose. Donc, comme il n’y a pas de pro inscrit, j’espère faire un classement général sympa et le meilleur chrono que je pourrais. Et puis au niveau logistique, c’est accessible en voiture et donc ce n’est pas hors de prix pour moi.  Certains pourraient me rétorquer que Duisbourg est un meilleur choix pour passer sous les 4h. C’est sans doute vrai mais incompatible avec mon troisième objectif…  Triathlon XL de Gerardmer – 7 septembre 2024 Pourquoi cette course ? Pour le mythe bien sûr ! On m’a tant parlé de l’épreuve Vosgienne qu’il était temps pour moi de voir ce que c’est en vrai. J’ai déjà pu obtenir mon dossard, chose peut être plus difficile que le triathlon en lui même. Plus sérieusement, je sais d’avance que ce n’est pas un parcours pour moi, mes 76 kilos (les très bon jours) étant un poids (vous l’avez ?) face au dénivelé du parcours vélo. Je passe assez bien les bosses, mais malgré tout je pense que ce sera un peu trop pour viser une top performance. Néanmoins, j’ai envie d’affronter le mythe dans une région que j’adore pour l’avoir déjà arpentée sur mon fidèle destrier. Et puis la difficulté particulière du parcours me permettra de prendre de l’expérience dans une épreuve bien usante. Voilà donc comment se dessine mon année 2024. Je m’alignerai bien sûr sur d’autres épreuves avec des distances moindres en fonction du calendrier, mais je me réserve tout de même le droit de m’offrir un quatrième half si le calendrier/le budget/l’envie le permettent. […] Lire la suite…
novembre 13, 2023Actus Bon, avant de traiter de ce titre, comme d’habitude, quelque peu aguicheur, il y a 2 choses à communiquer à mon égard sur cette semaine. Le second dossard est sécurisé pour l’an prochain. Puisque j’adore donner mon argent à Ironman, il s’agira du 70.3 de Westfriesland. Bon, c’est surtout que ce n’est pas trop loin et plat, ce qui correspond à un de mes objectifs futur : faire le meilleur chrono possible sur un half. En plus, c’est sans pro, on va donc tenter de chercher un classement sympa ! In ozer niouzzz, je participerai, pour la seconde année consécutive, au stage de triathlon (mais plus encadré pas la ligue francophone à Nice du 27 avril au 4 mai. L’expérience m’avait beaucoup séduit l’an passé, et c’est l’occasion de parfaire sa préparation sur les superbes routes de l’Ironman de Nice. Je suis toujours en voie de guérison au niveau de ma cheville, je ne peux donc (toujours)pas recourir comme je le voudrai. L’occasion de reprendre sérieusement la natation (sans niveau et sans plaisir, quoi que) et de parfaire mes séances à vélo. Sport = drogue = mal ? Bon bref, la drogue. Ou le sport. Parlons un peu de bigorexie. Enfin je vais surtout exposer mon point de vue et mes réflexions par rapport à ce fléau menaçant la société. Déjà, c’est quoi la bigorexie ? Let me google that for you (oui, ça vient de wikipedia, même si on nous a bassiné à l’école que ce n’est pas bien): La bigorexie, parfois appelée sportoolisme (ndlr : qui dit ça ? personne), est une dépendance à l’activité physique résultant d’une pratique excessive du sport. Jusque-là, ça reste assez basique et ça ne dit rien (que veut dire « excessif » ? Excessif par rapport à quoi ? Qui décide de ce qui est excessif ?). Les personnes souffrant de bigorexie ne sont pas à leur aise si elles ne font pas de sport tous les jours. Elles organisent leurs journées autour de l’activité sportive et sont souvent obsédées par leurs performances et leur poids. Des signes de manque peuvent apparaître en cas de sevrage du sport, en particulier l’anxiété et l’irritabilité. Une personne touchée par la bigorexie peut insister pour pratiquer son sport malgré une blessure et s’éloigner de ses proches que ce soit dans l’entourage social, familial ou professionnel. Sur cette base, est-ce que je dois me considérer comme étant un drogué au sport ? J’ai largement organisé ma vie afin de pouvoir m’entrainer entre 12 et 20 heures par semaine. Que ce soit le télétravail, la négociation d’horaire, ou le refus de certaines sorties pour cause de grosse séance le lendemain, tout cela me parle. Si je dois ne pas faire une séance parce que j’ai un imprévu, ça me gonfle royalement. Il semble donc que je sois bigorexique, et que ce soit le cas aussi de bon nombre, voire de la quasi-intégralité, de mes connaissances dans le milieu du sport. A des degrés divers, certes, mais tout de même : tous des junkies ! Mais donc, pourquoi je ne me rue pas chez un psychologue puisque je suis malade ? Il faut avant tout se poser la bonne question : en quoi est-ce un mal ? Est-ce que toutes les addictions se valent ? Je crois pouvoir répondre non à chaque fois. Je n’ai jamais été aussi heureux et épanoui depuis que je suis autant impliqué dans mon sport. Et la plupart des gens ayant un style de vie semblable au mien le sont aussi. Je ne suis pas malheureux de sortir moins, de boire moins, de moins manger de la merde. Je suis heureux d’accomplir ma journée en m’étant entrainé. Je suis heureux de me fixer des objectifs, de faire des choses difficiles pour les atteindre. Cela me rend-il accro à ma pratique ? Sans doute. Mais je ne pense pas que l’on puisse mettre sur le même plan un accro au sport et un accro à l’héroïne. Dans l’écrasante majorité du premier cas, vous aurez quelqu’un d’heureux et en (très) bonne forme physique. Dans le second cas… bon je connais très peu de drogués donc je vous laisserai juge. Tout va-t-il cependant bien dans le meilleur des mondes ? La bigorexie peut causer des problèmes psychologiques, mais également avoir un effet sur la santé en conduisant à un épuisement général, à des déchirures musculaires, à des atteintes tendineuses, à des fractures ou même à un infarctus. Bon l’infarctus… soyons sérieux 2 minutes : un pratiquant naturel de sport à haute dose est bien plus éloigné de l’infarctus que le sédentaire accro au nutella. Pour le reste, je souscris assez à la définition. Si vous faites n’importe quoi niveau entrainement (particulièrement en course a pied) vous risquez de vous blesser ou de développer un syndrome de surentrainement. L’important, c’est surtout de bien s’entourer, et particulièrement d’un coach compétent et honnête qui saura vous recadrer et vous mettre sur les bons rails. Il faut à nouveau se poser les bonnes questions : pourquoi est-ce je dois pratiquer mon sport ? Est-ce que c’est parce que je suis un programme avec discipline pour un but précis ou parce que je suis frustré par les autres aspects de ma vie ? En fait, cela devient malsain à partir du moment où le sport n’est qu’une compensation de quelque chose qui se passe mal par ailleurs. Le deuxième problème, c’est quand cela devient le seul pilier de votre vie. Parce qu’un unique pilier, quand ça s’écrouler, ça emporte tout le reste. En d’autres termes, si pour une raison ou une autre vous ne pouvez plus pratiquer, il faut pouvoir retomber sur ses pattes et ne pas se retrouver au milieu d’un grand vide. Ne sacrifiez jamais votre couple, votre travail, votre santé, votre vie au profit d’une activité sportive, qui plus est quand vous n’êtes pas professionnel. Il faut pouvoir rester les pieds sur terre et ne pas avoir des envies de grandeurs qui vont bouffer tout le reste. Certes, vous devez avoir de la discipline à certain moment, mais il faut pouvoir accepter un certain relâchement à d’autres pour prendre soin de ceux qui vous entoure et cultiver vos autres centres d’intérêt. Si le sport est la seule chose qui vous intéresse dans la vie, vous avez également sans doute un rapport malsain. En conclusion, je pense donc que n’importe qui d’un tant soit peu impliqué sans son sport y est un peu accro. Mais l’état d’esprit général et les raisons profondes de sa pratique changent totalement l’aspect positif ou négatif de la chose. Il faut bien s’avouer que les sociétés occidentales sombrent de plus en plus vers la médiocrité à tout niveau, ainsi les sportifs aguerris refusant la bière du vendredi au bureau pour cause de course le lendemain sont vus comme des ovnis par la masse. Ne vous laissez pas influencer par ceux qui ne font rien, faites simplement votre introspection sur ce qui est réellement important pour vous et sur le rapport que vous entretenez à votre pratique. Perso, c’est fait. […] Lire la suite…
octobre 30, 2023Les actualités sont légères cette semaine bien qu’elles renferment un événement important : j’ai pu renager ! Bien que ce soit, de très loin, la discipline que j’aime le moins, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à pouvoir remater du carrelage dans la fraichement ouverte piscine de Verviers.  Les chronos sont évidemment mauvais (c’est dingue ce que 3 petites semaines d’arrêt peuvent provoquer) mais c’est déjà encourageant de pouvoir faire 2800 mètres sans difficultés majeures et je sais que la vitesse va revenir avec le volume au fil des semaines ! La rééducation de la cheville se poursuit, toujours grâce à l’excellent travail de mon kiné. J’espère pouvoir recourir de manière régulière dans un futur très proche, mais les résultats sont satisfaisants. Ce qui m’amène au sujet du jour : pourquoi ? Et surtout comment ? En effet, après 25 jours d’arrachement osseux, il ne me reste plus que de légères gênes à la cheville incriminée, ce qui est plutôt très rapide comme guérison. J’aimerais donc essayer de réfléchir sur les différents facteurs pouvant expliquer cette guérison rapide. 1 – L’importance des premiers soins En effet, ce que l’on fait lors des premiers instants et heures après la vilaine entorse est éminemment important quant à la rapidité de votre régénération. Voici ce que j’ai donc appliqué : D’abord, je me suis bourré d’anti-inflammatoire afin de supprimer la douleur et de pouvoir gambader le lendemain. Je déconne. Ne faites pas ça. Plus sérieusement, j’ai immédiatement appliqué du froid et compressé (comme je suis le genre de type qui n’a aucune fourniture médicale chez lui j’ai mis du tape de bucheron mais ça a bien fonctionné).  Dès le lendemain, je me suis rendu (en boitant) a la pharmacie la plus proche pour échanger 70 de mes précieux euros contre une atèle et de l’huile essentielle d’hélycrise (oui, je n’ai vraiment rien chez moi). En gros : refroidir, compresser, immobiliser et nourrir. Dans le but d’une part de faire dégonfler l’hématome le plus vite possible et d’autre part de commencer le processus de guérison en immobilisant le mieux possible la patte folle. Du reste, j’ai dégainé mon téléphone pour appeler médecin et ostéopathe afin d’avoir un diagnostic le plus fin et rapide. Je me blesse le mardi, je passe un écho le vendredi : arrachement osseux. Pas génial, la lésion est de niveau 3 sur 3 possibles mais on peut avancer et commencer la kiné chez un professionnel choisi avec soin. Soit un copain de mon club mais que je sais passionné et intéressé par son métier et qui pratique le (les) même(s) sport(s) que moi, soit 2 critères qui m’amènent à penser qu’il va pouvoir me guérir, et efficacement. 2- Le kiné dicte votre vie Normalement, avec une telle lésion, vous allez voir entre 7 et 10 fois votre kiné qui va devenir votre meilleur ami le temps des séances. Il va non seulement vous manipuler mais également vous donner des petits trucs à faire chez vous. Faites-les, même si c’est chiant. Les petits exercices de mobilité et de renforcement de ma cheville droite m’ont sans doute permis d’accélérer le processus de guérison.  Et surtout, le kiné ne va pas que travailler votre zone lésée (et parfois même pas du tout puisque, dans le cas d’un arrachement osseux, ça se répare à peu près tout seul). En effet, quand vous vous blessez, le corps va déclencher tout une série de mécanismes de défense qui peuvent vous amener des problèmes en cascade post guérison puisque vous allez avoir un déséquilibre. Si votre kiné est bon, il le sait et va bosser sur toutes les petites zones périphériques afin que cela ne se produise pas. 3- L’importance de la continuité d’une activité physique Bien souvent, les sportifs d’endurance ayant un bon volume d’activité régulière ont des capacités de guérison des lésions bien supérieures à la norme. Cela m’a sans doute aidé mais pas seulement. J’ai pu continuer le vélo une dizaine d’heures par semaine depuis mon entorse, en plus de séances de préparation physique générale. Je suis persuadé que cela m’a permis d’accélérer la guérison. Je l’explique par le fait que l’activité physique plus ou moins intense favorise la vascularisation du corps, et donc de la zone lésée. Qui dit vascularisation dit apports d’éléments réguliers sur la zone afin de la « nourrir » et qu’elle se répare d’autant plus vite. Et puis ça aide à passer le cap de la blessure et ça permet de s’entretenir pour ne pas repartir de trop loin à la reprise. 4- L’hygiène de vie Et oui, cela a toute son importance dans un processus de guérison. Comme déjà expliqué, je déteste l’automne. Et elle me le rend bien en me refilant une bonne grosse crève des familles. Bref, l’automne me donne envie de m’enfermer chez moi a triple tour tel le Grinch a Noël (je déteste aussi Noël). Bien que ce ne soit pas génial niveau vie sociale, cela me permet les 3 choses suivantes : Bien dormir Bien manger Ne pas picoler Soit les 3 éléments basiques de la récupération. Depuis ma blessure, j’essaye de particulièrement faire attention à ce que je m’enfile, afin de ne pas tomber dans le syndrome du « boah, je suis blessé, foutu pou foutu, go Mcdo hein #onelife ». Non. Je veux revenir, le mieux en forme possible, ce qui est incompatible avec une prise de 5% de masse grasse. Et l’effet sympathique de tout ça, c’est que la bonne bouffe, c’est-à-dire une nutrition équilibrée ni trop volumineuse ni trop frugale, permet également de récupérer bien mieux que le combo bière/kebab/clope. La nourriture est le premier des médicaments. Je prends également, périodiquement dans l’année, toute une série de compléments alimentaires que j’estime nécessaire car trop peu présents dans l’alimentation classique. Parmi ceux-ci, du collagène ! Issus des abats animaux, il a énormément  de propriétés très intéressantes pour le sportif, mais ce qui nous intéresse particulièrement, c’est ses propriétés réparatrices pour les tendons et articulations, pile ce dont j’ai besoin. Une étude de l’université de Fribourg (référence ici) a démontré que la prise de 5 grammes de peptides de collagène pendant 6 mois diminuait significativement les risques d’entorse de la cheville. Cependant, attention à ne pas lésiner sur la qualité de ce que vous achetez, mieux vaut dépenser 20€ pour quelque chose d’efficace que 10€ jetés pour une substance qui ne sert à rien. Personnellement, j’utilise celui de Nutriting (qui ne me sponsorise pas, malheureusement, mais qui font de très bonnes choses). Le sommeil est également très important et trop souvent négligé, même si j’estime que mes 7h de sommeil moyen sont largement à améliorer. En résumé, pour ceux qui auront eu la flemme de lire, voici les principaux points à retenir pour une guérison rapide : Bien réagir juste après l’entorse S’entourer des bons professionnels et les écouter Continuer une activité non traumatisante pour la cheville blessée L’hygiène de vie générale […] Lire la suite…
octobre 24, 2023Tout d’abord, commençons par quelques actualités.  Et oui, ça y est, comme si ce site n’était pas assez autocentré, me voilà à encore plus parler de moi ! Plus sérieusement, je souhaite, en plus du contenu hebdomadaire habituel, faire un petit tour de mon actualité (sportive, pas de ce que j’ai mangé le midi, encore que…). De toute façon c’est mon site et je fais qu’est-ce que je veux. Bam.  Comme j’en parlais la semaine passée, il n’y aura pas de Olne-Spa-Olne cette année pour moi. Rappel des faits : j’ai une déchirure osseuse à la cheville droite. Cependant, la blessure guérit bien puisque j’ai pu recommencer à recourir depuis ce mercredi (soit J+15 post blessure) ! Ne me sentant plus pisser pour la cause, mon billet d’avion pour la diagonale des fous a failli être réservé avant que mon excellent kiné (Aurélien Dulière) ne me calme directement. En fait, j’ai toujours quelques gênes sur ma cheville droite ce qui va reporter mon retour à ce noble sport pour 2 petites semaines encore.   Cela dit, et comme Aurélien me l’a indiqué, il est assez peu fréquent de guérir aussi vite d’une telle blessure. C’est donc extrêmement positif pour moi car c’est le signe que j’ai un corps qui fonctionne parfaitement et qui récupère très bien même de lésions assez importantes. Je pense pouvoir identifier les facteurs de cet excellent état de santé apparent que je détaillerai peut être plus tard.   Puisque mes objectifs de fin d’année sont aux oubliettes, il est temps de penser à 2024. J’ai donc d’ores et déjà mon premier dossard sécurisé. Les suiveurs du milieu du triathlon auront sans aucun mal deviné : il s’agira du triathlon XL de Gerardmer, le 7 septembre 2024. On m’a bien évidemment vanté maintes et maintes fois cette course dans une région que je connais pour l’avoir arpentée sur mon fidèle destrier à l’été 2022. Il me tarde de voir si la légende est à la hauteur !  Trêves d’égocentrisme, il est temps d’aborder le sujet de la semaine. Vous ne l’aurez peut-être pas remarqué tant le changement climatique est entrain de défoncer les saisons, mais l’automne est arrivé. Vous savez, la pluie, les feuilles mortes, les jours qui se réduisent, soit la période la plus déprimante qu’il soit (je ne comprendrai jamais ceux qui adorent cette saison de merde). Bon, puisque nos bilans carbone ne sont pas encore assez gargantuesques, le temps pourri va vite revenir et avec ça quelques questions : comment on s’entraine avec ça ?  En réalité la réponse sera différente en fonction des 3 sports. Je ne vais évidemment pas parler de la natation puisque ça ne changera absolument rien si ce n’est que les sorties en eaux libres n’existeront plus, sauf pour les plus téméraires.   La course à pied, je pense, ne présentera aucune difficulté majeure en cas de mauvais temps. Avec l’habillement adéquat, un équipement lumineux qui va bien et un tout petit peu de courage (enfin si on peut appeler ça comme çà…), c’est un sport qui se pratique extrêmement bien dans des conditions délicates sans présenter de danger particulier. Evidemment il faut rester vigilant quant au verglas et aux attaques de sangliers sauvages, mais globalement le risque est pratiquement absent. L’automne et l’hiver sont les occasions parfaites de travailler un peu plus spécifiquement votre course a pied puisque vous serez hors saison. Dès lors, votre volume d’entrainement général baissera et vous n’aurez plus de course : c’est l’occasion parfaite pour consolider la base via quelques séances de VMA/force/vitesse bien senties qui sont difficiles à réaliser pendant la pleine saison. Il est vrai que la baisse de la luminosité et le froid peuvent être des freins à la motivation. Néanmoins, le plus dur est souvent de se lancer et votre corps se réchauffera très vite si vous n’y allez pas à poil.  Pour le vélo… c’est plus compliqué. Il y a pour moi 2 options : vous avez un home-trainer ou vous n’en avez pas/vous haïssez ça au plus haut point. Tout le problème est que la pratique du vélo est assez délicate dans des mauvaises conditions météo, pour ne pas dire dangereuse. Les feuilles mortes, la pluie, la luminosité, sans parler du verglas et du froid, tout autant de facteurs qui sont réellement dangereux. D’autant plus que, revers de la médaille, le niveau en vélo se perd assez vite sans stimuli régulier. Le home-trainer pourra s’avérer fort utile pour passer l’hiver et garder un niveau cohérent à vélo pour attaquer la prochaine saison. Il sera bien évidemment impossible de faire le même volume sur un home trainer que dehors, d’autant plus qu’une heure sur home trainer ne vaut pas une heure dehors (on parle souvent d’un ratio de 1h de HT pour 1h30 dehors, ce qui me semble assez juste au fil de ma pratique). Personnellement, je suis bien plus sensible au froid sur un vélo qu’en courant puisqu’on prend bien plus le vent. L’organisation est la clé, il faut toujours jeter un œil à la météo de la semaine et organiser en fonction des jours ou le temps est plus clément. La façon de s’habiller sur un vélo est la première chose qui vous permettra d’affronter les éléments : de bons gants, des bonnes surchaussures (avant les chaussettes), une veste de pluie, sont autant d’éléments sans qui une sortie hivernale peut se transformer en enfer.  Avec l’expérience, vous saurez comment vous habiller en fonction de la température mais cela ne peut pas se faire si vous refusez systématiquement le mauvais temps. Pour ma part, je sais que je peux mettre un cuissard court au-dessus de 10 degrés, par contre je suis très sensible au niveau des pieds, donc je ne lésine jamais sur cette partie.  Par contre, cela ne veut pas dire d’aller au casse-pipe : quand il gèle, il est évidemment hors de question de s’aventurer dehors par exemple. Il faut toujours bien regarder la météo avant de partir afin de s’équiper comme il se doit ou de ne pas se prendre un ouragan dans la tronche à 50 kilomètres de votre logis.   A l’inverse, en été, je recommande vivement de ne pas systématiquement sauter les séances pour cause de pluie. En effet, si vous arrivez sur un objectif majeur et qu’il pleut alors que vous n’avez jamais expérimenté cette situation, vous allez perdre un temps monstrueux qui aurait pu être facilement gagné. Si rouler sous la pluie sous 15 degrés vous bloque, il faut sans doute revoir vos objectifs à la baisse puisque votre degré d’investissement semble assez faible que pour outrepasser cette légère difficulté. A Lahti, lors des championnats du monde 70.3, il a plu toute la partie vélo. Personnellement, ce sont des conditions que j’apprécie en course et j’ai pu gagner énormément de temps dans les parties techniques car je connaissais cette situation. Le mois d’aout ayant été totalement immonde en Belgique, j’ai pratiquement effectué une sortie sur deux en vélo sous la pluie lors de ma préparation. Si j’avais systématiquement refusé de rouler sous la pluie, j’aurais été très peu à mon aise en Finlande dans ces conditions. Comme en voiture, il faut bien évidemment adapter son pilotage à la pluie. Lors de mauvaises conditions dans les mauvaises saisons, c’est également l’occasion de placer quelques séances de renforcement musculaire. Oui c’est chiant, mais ça l’est moins qu’on il gèle dehors que quand il fait 25 degrés.    […] Lire la suite…
octobre 16, 2023Comme j’en parlais dans l’article de la semaine dernière, je suis blessé. Et malheureusement, c’est de la bobologie un peu sérieuse puisque j’ai un arrachement osseux à la cheville droite. Je tiens a rassurer les 2 personnes qui me liront : ce n’est pas aussi grave que ça n’en a l’air et on en guérit assez bien. Donc, malheureusement, ça fout en l’air ma préparation pour Olne-Spa-Olne. J’avais en effet prévu 2 blocs de 2 semaines charge/1 semaine décharge. Autant dire que le premier cycle (au minimum) d’une préparation déjà relativement courte sur le papier va sauter. Etant donné que je ne peux reprendre, au mieux, que 20 jours post blessure et qu’il ne sera en aucun cas question d’aller faire de l’excentrique en descente pour reprendre, on peut parler déjà de préparation perturbée. Alors certes, je cours depuis des années, certes, j’ai fait du sport de façon extrêmement régulière depuis décembre dernier, d’aucuns me diront donc que, malgré une préparation minimale, je pourrais tout à fait envisager d’accrocher mon dossard le 26 novembre. Malgré tout, je vais donc sans doute devoir renoncer à ma participation et je vais détailler le pourquoi de ma réflexion. 1 – Penser à long terme Le problème de l’arrachement osseux, c’est que ça met une foutue épée de Damoclès au-dessus de la cheville pendant un certain temps. Certes, on peut recourir assez rapidement : je suis à J+9 post blessure au moment d’écrire cet article et, si je n’écoutais pas le médecin ou le kiné, j’aurais déjà recouru tant je ne sens pratiquement plus rien (du moins en faisant certains gestes…). Le problème, c’est qu’il ne faut absolument pas faire une seule erreur sous peine de se réabîmer sérieusement. En effet, même si l’inflammation a diminué et que la douleur s’est estompée, il n’en demeure pas moins que la cheville ne tient pas et peut se dérober à la moindre inattention, ce qui provoquera de surcroit une douleur bien supérieure à celle ressentie la première fois. Sans parler des complications éventuelles et du fait de mettre la guérison par terre. Puisque j’aime le sport et que j’ai encore envie d’en pratiquer pendant un bon moment (jusqu’à ma mort même), l’idée de m’abîmer durablement sur une partie absolument essentielle pour courir ne me parait pas être un calcul bien intéressant. J’ai de nombreuses envies et ambitions pour 2024 et je ne veux absolument pas les compromettre dès maintenant. Je rappelle que cette course fait 70 kilomètres, fin novembre, dans les bois. Vous faites grosso modo 70000 pas sur cette course, donc 35000 chances que la cheville droite vrille sur je ne sais qu’elle saloperie de racine. 2 – Le manque d’envie induite L’avantage d’une vraie bonne préparation, c’est qu’elle permet de faire le plein de confiance avant un objectif. L’inverse est vrai aussi : une préparation merdique ne vous met pas du tout dans les prédispositions mentales idéales. J’avais un objectif précis et ambitieux pour OSO, à savoir faire mieux que mes 6h13 de l’an passé et approcher voire dépasser les 6h. Ma préparation avait été, je pense, extrêmement bonne mais exigeante, et je me souviens avoir été, le matin de la course, dans une forme que j’ai peu ressentie dans ma vie sportive. Le fait de ne pas pouvoir me préparer aussi bien, même à 80%, pour une course aussi exigeante me laisse extrêmement perplexe quant à mes chances de remplir mes objectifs. Dans ce cadre, courir pour courir ne m’intéresse pas. Je sais que beaucoup de personnes courent pour voir la finish line (ce que je respecte), mais ce n’est pas mon cas. Je cours pour un objectif de performance précis et contre moi-même et non pas juste pour finir, d’autant plus que je l’ai déjà fait l’an passé. Donc, risquer de me reblesser durablement sur une course pour laquelle mes ambitions seront très limitées n’est pas vraiment ce qu’on appelle une bonne idée. 3 – Je n’ai pas besoin de faire cette course Comme je l’avais expliqué dans un article précédent, je voulais essentiellement participer à OSO afin de ne pas laisser un trou béant entre la fin de ma saison 2023 et le début de ma saison 2024. Mon année 2023 a déjà été très satisfaisante, puisque j’ai atteint mes objectifs et même au-delà. OSO est donc uniquement la cerise sur le gâteau, la course « plaisir » de fin de saison pour me maintenir une routine d’entrainement et aller chercher une dernière performance.  Ce n’est pas comme si j’avais eu une saison pourrie et que je comptais sur cette course pour me rattraper. Dès lors, prendre le risque de la faire comparé au bénéfice à en retirer est bien trop important. Conseil bateau : quand je dois prendre une décision, j’essaye de mesurer le pour et le contre et de me décider en fonction de ça en éliminant l’émotionnel. Dans le dilemme qui nous occupe, il y a beaucoup plus de contre que de pour. Simple, efficace. Je ne ferais donc sans doute pas OSO cette année, a moins d’une intervention divine sur ma cheville. […] Lire la suite…
octobre 9, 2023Oh râge, oh désespoir… le drame est arrivé. Votre maison a brûlé ? Votre femme est partie avec les gosses ? Vous vous êtes fait viré ? Non, pire, bien bien pire… vous êtes blessé ! Et oui, dans le triathlon. Il y a tri. On en apprend des choses en me lisant hein ? Sérieusement, je veux dire par là qu’il y a 3 sports dont un particulièrement sujet aux blessures : la course a pied.  De part ses chocs incessant et le fait que le corps soit auto-porté, la course à pied est un juteux business pour la bobologie (sans doute avec le football mais restons dans le cadre d’une vraie pratique sportive que diable). Dès lors, puisqu’on doit de manière incontournable travailler son « running » comme disent les adeptes des afterwork en rooftop, la blessure va pointer le bout de son foutu nez d’une manière ou d’une autre. La bonne nouvelle, c’est que la blessure n’est pas une fin en soi et qu’il y a des manières de réagir afin que ce douloureux passage soit plus facile à supporter. Vous pouvez même en tirer des bénéfices, je vous assure. 1 – Constatation, les bons gestes Bon, il y a autant de manière de se blesser qu’il y a de machins et de bidules dans le corps. Néanmoins, il y a souvent 2 moments précis ou l’on constate la blessure : pendant un entrainement à un moment précis ou bien après l’entrainement, une fois le corps refroidi. Cela donne déjà un bon indice de la gravité des faits, car une blessure constatée à un moment précis durant l’entrainement signifie plus une rupture brutale qu’une blessure constatée à froid. Que faire à ce moment-là ? Surtout, ne pas laisser les choses trainer si vous souhaitez revenir rapidement. On prend son téléphone et on fait savoir à la terre entière que vous avez mal. Enfin, surtout à son médecin du sport et à son ostéopathe. La guérison de la blessure dépend d’un trio de professionnel : le médecin (sportif, pas votre généraliste qui ne va rien trouver de mieux que de vous prescrire des anti-inflammatoires…), l’ostéo et le kiné. Les 2 premiers sont à appeler directement, afin de ne pas avoir un rendez-vous 2 semaines plus tard et donc un diagnostique sans doute moins fin. Le kiné est à appeler si le médecin vous le prescrit. Si vous ne le faites pas très vite, vous risquez d’avoir un rendez-vous à mathusalem, ou pire : procrastiner indéfiniment, ignorer le signe que votre corps vous envoie et ne pas consulter pour, au final, vous reblesser de plus belle. Pourquoi appeler l’ostéo sans attendre l’avis du médecin ? Car soit l’ostéo va pouvoir vous manipuler et vous remettre en place ce qui a bougé et accélérer la guérison, soit il ne pourra rien faire MAIS vous allez y aller quand même pour un contrôle du reste. Puisque de toute façon, vous allez avoir un arrêt, autant aller se faire un peu manipuler le reste du corps puisque vous avez du temps pour le faire. Il n’est jamais mauvais, si votre pratique est intensive, de faire de l’ostéopathie au moins une fois par an afin vous remettre en place si besoin. 2 – Choisir le bon professionnel Le plus difficile, c’est de savoir s’entourer de professionnel compétent. Les médecins, comme les ostéos, comme les kinés, comme les comptables (je sais de quoi je parle), comme les éboueurs, bref comme tous les corps de métier :  il y en a des bons, des très bons, et des nazes. Bien que la réputation joue, je vous conseille vivement de vous rapprocher d’un professionnel qui comprends et pratique votre… pratique. Un médecin du sport pour qui la pratique sportive se limite au golf devrait vous mettre la puce à l’oreille sur sa capacité à vous guérir d’un syndrome de l’essuie-glace. Si votre médecin vous prescrit des anti-inflammatoires, ou s’il vous soutient que c’est normal que vous soyez blessé car la course à pied abîme les articulations, fuyez (à vélo de préférence puisque vous ne savez plus courir) Consulter un professionnel qui comprend ce que vous faite est la base. Un médecin du sport qui court, ou a couru est vraiment un incontournable si vous voulez être pris en charge correctement. Mes talents d’enquêteur sociologique me permettant d’affirmer que le triathlon est un sport composé essentiellement de CSP+, je suis persuadé que quelques médecins/kinés/ostéo se cachent parmi vos collègues de club ou vos connaissances dans le milieu de la tri discipline. Le réseau, c’est aussi un facteur important de la guérison, et oui ! 3 – Ne pas sombrer dans la dépression La façon de réagir mentalement à une blessure dépendra également du moment où elle tombe. Soit, vous vous êtes blessé au début de votre préparation et vous pouvez vous remettre, soit cela vous empêche carrément de remplir partiellement ou totalement votre objectif. Le but est de ne pas se morfondre sur l’injustice de ce qu’il vous arrive, mais de redémarrer en vous adaptant. Dans le cas ou votre blessure est peu grave et puisque nous avons la chance de pouvoir effectuer 3 sports (même 4 puisque vous faites, bien entendu, vos exercices de renforcement toutes les semaines même si c’est chiant), testez les autres disciplines pour voir si ça passe avec l’avis de votre médecin. Si vous savez nager et rouler (on n’oublie pas le renforcement si pas de contrindication, sachant que la flemme n’en est pas une), la vie est belle puisque vous n’êtes pas à l’arrêt total. De mon point de vue, il est bien moins impactant de ne pas courir que de ne pas rouler ou nager. Le vélo va en effet entretenir et conserver vos capacités cardiovasculaires et vous reprendrez dans une forme relativement équivalente, alors que vous perdrez beaucoup de vos capacités à vélo si vous ne faites que courir. Évidemment, le vélo ne permet pas à vos articulations d’encaisser les chocs et ne travaille pas exactement les mêmes groupes musculaires. Vous ne reprendrez dès lors pas la course à pied comme si de rien n’était mais néanmoins, vous serez très loin du stade 0. J’en veux pour preuve l’excellent niveau en trail que peuvent avoir les cyclistes aguerris (du moins en montées, les descentes c’est autre chose). Si votre blessure vous bouffe un objectif, essayez de ne pas surréagir et de noircir le tableau ou pire : d’y aller quand même. C’est frustrant, c’est emmerdant, vous avez fait toute une préparation difficile pour rien. Vraiment ? Non ! Une préparation, ce n’est jamais pour rien. Tout ce que vous avez acquis est en vous et vous servira tôt ou tard. Le corps absorbe les heures d’entrainement et sa base n’en sera que mieux renforcée. La clé est de penser long terme. Voulez-vous risquer de vous blesser gravement pour une seule course ? Demandez-vous si vous avez encore envie d’être triathlète dans 5 ou 10 ans. Si la réponse est oui, alors cette course n’est pas la dernière et il y en aura bien d’autre pour profiter de la magie de la triple discipline. Dans la majorité des cas, le triathlon est une passion et non un gagne-pain. Vous aurez encore de nombreuses occasions de kiffer. Après avoir regardé devant, jetez un coup d’œil dans le rétro. Regardez ce que vous avez déjà accompli et comment est votre saison. Vous avez fait la prépa et elle a été dure, certes, mais si vous l’avez fait, vous la referez, et mieux. Ce n’est que partie remise. Si vous souhaitez aller plus loin, je ne peux que vous conseiller l’excellent podcast de Ugo Ferrari sur ce sujet. Comme je suis un mec sympa, je vous le file ici. 4 – Les erreurs à ne pas commettre Ignorer le problème et persévérer dans sa bêtise. 99 fois sur 100, ça ne se réglera pas tout seul et vous n’allez qu’empirer les choses « one life, je fait quand même ma course, on verra bien ». Voir point ci-dessus Prendre des anti-inflammatoires. Jamais. Never. Oui, c’est génial, un coup de Voltaren et hop vous allez recourir 2 jours après. Attendez de voir les 2 jours suivants si tout va toujours bien… Agresser votre entourage. Votre femme, vos gosses et le chien n’y peuvent strictement rien à votre situation. L’autodiag/l’automédication. Nous ne sommes pas des adolescents sur Tiktok autodiag HPI. Il y a des gens qui se tapent 10 ans d’études pour vous servir, faites leur confiance (sauf s’ils vous donnent des anti-inflammatoires) Se morfondre. La blessure fait partie du sport, et pleurer sur l’injustice de votre situation n’y changera rien. Une attitude positive vous aidera à vous rétablir d’autant plus vite. Tout arrêter. Entretenez-vous, continuer à faire gaffe à ce que vous mangez, et continuer à nager et rouler autant que possible. 5 – Mes expérience personnelles En tant que pratiquant assidu, je peux vous assurer qu’il m’est arrivé des bricoles. Voici les plus importantes. Mai 2022. Fracture de fatigue au périoste gauche. J’avais mal depuis mars suite à une petite entorse et ma persévérance dans ma bêtise m’a conduit à bien m’abîmer. 6 semaines sans courir, ça calme. J’ai réagi en mettant mes grosses fesses sur un vélo un maximum de temps jusqu’en juillet ou j’ai pu reprendre. A l’époque, le trail était mon sport principal et sans le niveau acquis à vélo durant cette période, je n’aurais peut-être jamais mis le focus sur le triathlon. 28 aout 2022, je me fais attraper à l’entrainement par une voiture qui sort de son emplacement (oui, c’était vraiment une année pourrie). Juste avant ce qui devait être mon premier half. Autant dire que le ouinouin fut présent lorsque l’on m’a annoncé une clavicule à opérer d’urgence. 6 semaines sans sport et sans travailler, autant dire que mes journées furent longues. Mais cela m’a permis de découvrir une activité que je n’aimais pourtant pas avant : la marche. Je passais donc mes journées en mode marche/podcast, ce qui m’a permis de bien conserver mon physique et de ne pas me morfondre dans mon sombre appartement. Février 2023. J’ai mal à l’aine suite à un banal entrainement. On me diagnostique des hernies inguinales. 3 semaines sans courir, un peu de renforcement et c’était reparti. Mais j’ai pu continuer à nager et rouler sans aucun problème et sans passer par la case opération que certains me garantissaient pourtant. Octobre 2023 (oui, on y est). Banal entrainement de up and down, j’écoute un podcast, je me marre, une seconde d’inattention, la classique cheville qui vrille dans la descente. Je comprends vite que c’est la merde et que je dois stopper vite. Arrachement osseux d’un ligament, j’en ai pour 20 jours sans courir. Ça me bouffe un cycle de charge de la préparation pour Olne-Spa-Olne. Je sais donc d’avance que ça va être extrêmement difficile d’avoir une forme optimale comme l’an passé. Mais peu importe, ma saison fut belle et j’ai atteint mes objectifs, cette course est du pur bonus, donc ne hurlons pas à la mort. La conclusion, et vous le voyez dans mes propres expériences est que la résilience est véritablement la clé. Savoir accepter la situation, puis s’adapter et rebondir permet de se sortir des situations les plus difficiles à avaler. […] Lire la suite…
octobre 2, 2023Pas 5, pas 7, mais bien 6 facteurs principaux de la performance, du moins ce que je pense être la composante de l’athlète ultime. Il est évident que d’autres facteurs que ceux-ci peuvent entrer en compte, le plus évident étant la génétique. Mais, étant donné que je suis un pratiquant naturel, j’ai choisi de ne m’intéresser qu’aux éléments sur lesquels on pouvait agir et c’est ce qui les rend intéressants. 1 – L’entraînement Et oui, sans surprise, je pense que l’entraînement est le facteur numéro 1 de la performance. C’est assez évident qu’un sportif bien entraîné sera toujours plus efficace que son homologue qui a un vélo dernier cri mais qui prend la poussière dans son garage.  Par contre, l’entrainement mal géré peut aussi être un facteur de régression. Ainsi, un entrainement inadapté, trop intense, peut vous mener a un manque de forme ou a la blessure tant redoutée. C’est pour ça qu’il est souvent conseillé de se faire accompagner par un entraineur professionnel, surtout si vous avez des objectifs élevés, même (et surtout) si vous êtes débutant. Dans certains cas, l’entrainement peut ne plus être le facteur de progression numéro un si celui-ci a bien été optimisé. En fonction de votre niveau d’entraînement et de ce que qu’il reste à optimiser (si vous êtes coaché ou pas, votre passé sportif, votre propension à éviter les blessures), le matériel peut être un facteur de progression plus efficace que de longue heures d’entrainement supplémentaires. 2- Le matériel Je vais peut-être aller a contre-courant de certains discours, mais pour moi le matériel est un véritable facteur de performance également, et ce pour plusieurs raison. Premièrement, c’est surtout le vélo en triathlon qui fera la différence et un destrier bien entretenu, avec le braquet qui passe correctement et des pneus de bonne qualité (voire tubeless) vous fera gagner un temps précieux. Néanmoins, cela ne doit pas être votre priorité avant d’être correctement entrainé : il ne sert à rien de débourser des milliers d’euros sur un vélo de chrono si vous ne savez pas enchainer 3h sur une selle. Par contre, si vous êtes entrainé correctement mais avez du matériel pourri, vous allez vous handicaper inutilement. Également, avoir du beau matériel vous encouragera à l’utiliser et donc à vous entrainer. Personnellement voir mon Cervélo P-Series pendu à mon mur me donne envie de monter dessus (le vélo, pas le mur). Également, il est parfaitement entretenu et je sais qu’il va fonctionner correctement. Imaginez un vélo avec des vitesses qui ne passent pas et des pneus à moitié crevés ? Ca donne beaucoup moins envie de sortir avec. Il y a lieu d’évaluer correctement vos besoins en fonction de vos priorités. Ainsi, un casque de contre-la-montre et un capteur de puissance vélo ont un prix équivalent, mais un capteur sera bien plus utile à votre progression (cela rejoint la point numéro 1) que le casque qui reste un gain très marginal comparé à la multitude d’information qu’un capteur de puissance vous offrira.  De même pour la natation et la course a pied, si vous êtes un nageur qui n’a jamais fait corriger sa technique, il est absolument inutile de s’offrir une combinaison haut de gamme en néoprène Yamamoto. Ou si vous êtes un coureur moyen, ne vous offrez pas des Alphafly à 300 € la paire, cela ne sert à rien de vous ruiner pour quelque chose qui n’est pas adapté à votre niveau. En bref, il faut d’abord optimiser son entrainement avant d’aller chercher le dernier carat en matière de matériel.  3 – La nutrition Il faut dissocier la nutrition avant et pendant la course de la nutrition au quotidien, leur effets n’étant pas du tout perceptibles de la même façon. La nutrition et l’hydratation pendant la course peuvent transformer votre rêve en cauchemar si elles sont  mal géréee. Vous pouvez être la personne la mieux entrainée du monde, le sportif le plus fort de sa discipline, le résultat sera le même : une nutrition inadaptée dans la semaine précédent et pendant la course peut vous ruiner totalement. Il faut tester sa nutrition au fil de ses entrainements pour comprendre ce qui convient à notre corps et ne surtout pas essayer des produits au hasard le jour de la course. Ainsi, se rapprocher d’un diététicien du sport peut vous faire gagner de nombreux mois et des heures de souffrance. La façon de s’alimenter le jour de la course, la veille et même la semaine avant est également importante. Il faut éviter de manger inhabituellement et l’idée reçue de s’empiffrer de pâtes la veille de la course. Des stratégies de charges glucidiques afin de maximiser la performance existent mais ne doivent pas s’improviser. Évidemment, l’alcool doit être à éviter absolument les jours précédent votre objectif, et de manière plus large dans vos semaines intensives d’entrainement, puisqu’il vous déshydrate et nuit à la récupération.    A l’inverse, la nutrition au quotidien me semble moins évidente mais également importante, puisqu’on parle la d’effets à long terme. Ainsi, une perte de poids due à une alimentation plus saine permet de gagner en vitesse sans pour autant fournir plus d’effort a l’entrainement. Cela permet aussi de réduire considérablement le risque de blessure, sachant que les bobos coupent net toute progression. 4 – La récupération/le sommeil J’ai rassemblé ces deux aspects car je pense qu’ils sont complémentaires, même si on ne parle pas de la même chose exactement. Je développerai cela dans d’autres articles, mais globalement l’entrainement ne nous fait jamais progresser, du moins pas aller plus vite. Pas de panique, je m’explique : le but de l’entrainement, c’est de générer un stress à l’organisme afin de générer des adaptations. Ce stress génère bien évidemment de la fatigue. La progression vient de la récupération : l’organisme, en se reposant, récupère et s’adapte au stress auquel il est exposé en rajoutant un petit bonus. C’est ce qu’on appelle la surcompensation. Si vous avez bien lu, un corps très entrainé mais mal reposé ne progresse pas. Pire, il régresse car le risque de se blesser est accru et une fatigue profonde peut s’installer, réduisant la performance. Bien évidemment, le sommeil a un place prépondérante dans ce mécanisme, particulièrement durant les périodes intenses d’entrainement et la semaine précédant l’objectif. Le repos hors sommeil (actif ou passif) est également très important d’où l’importance d’avoir des entrainements bien calibrés pour ne pas avoir un corps sur-fatigué par l’excès d’activités.   5 –   Le mental Et oui, un mental fort, cela fait gagner du temps. La motivation profonde, l’envie de se faire mal, le gout de l’effort, sont autant d’aspects qui vous permettront de vous entrainer plus dur mais aussi d’être meilleur le jour de la course. Cela se travaille et arrive avec le temps ! 6 – L’expérience L’expérience est un facteur clé et parfois négligé. Ne pas arriver en terrain inconnu est un avantage prépondérant. Avoir ses automatismes, ses routines, se connaitre, connaitre son matériel, ses besoins, tous ces aspects permettent de gagner un temps précieux. Évidemment, le temps est le meilleur allié pour gagner de l’expérience. Néanmoins, ce n’est pas parce que vous manquez d’expérience que vous ne devez pas profiter de celles des autres. Écoutez, renseignez-vous, profiter du partage des plus anciens. C’est aussi ça le plaisir et la magie de la triple discipline ! Personnellement, j’adore lire les compte-rendus des autres, cela permet vraiment de s’inspirer de ce qu’il faut faire et d’anticiper les erreurs a ne pas commettre. J’avais d’abord envisagé d’écrire cet article sous forme d’une pyramide de la performance mais je me suis rendu compte en l’écrivant qu’il n’est pas juste de penser que l’une est plus importante que l’autre. Certes, si vous avez un S-Works dernier cri mais que vous ne roulez jamais avec, vous n’allez pas être bon, donc on pourrait penser que l’entrainement est le plus important. Mais à l’inverse, entrainez-vous comme un champion avec du matériel pourri et vous allez vous dégouter. Vous pouvez également vous entrainer de la meilleure des manière, mais ça ne passera jamais, du moins sur le long terme si vous n’avez pas vos heures de sommeil et une nutrition déplorablement trop arrosée. Ma conclusion est donc que la performance est un mélange des 6 facteurs décrits ci-dessus, certains sont légèrement plus prédominants que d’autres mais ils sont tous incontournable si vous voulez atteindre votre plein potentiel physique !as […] Lire la suite…
septembre 25, 2023Pour moi, la saison de triathlon vient déjà de s’achever. En effet, il ne reste plus grand-chose à se mettre sous la dent en Belgique et il faut s’expatrier si on veut encore se mettre le cœur dans la boite à gants. Puisqu’il faut attendre début mai pour la reprise, ça fait un trou de 7 mois sans compétition !Dans ces conditions, il est difficile de ne pas décrocher de l’entrainement. Personnellement, c’est quelque chose que je souhaite éviter car cela force à reprendre le triathlon avec une condition physique plus basse. La performance, durant la saison, peut par conséquent être affectée puisque récupérer tout son potentiel physique prendra plus de temps. Un gros objectif Alors, pour garder ma motivation et entretenir le physique, j’aime me mettre un gros objectif trailistique en fin d’année. Cela me permet de revenir à plus de course à pied et de varier les routines d’entrainements pour sortir un peu du triple effort. Sans oublier que, personnellement, je n’ai pas vraiment de soucis à courir dans les conditions froides et pluvieuses de l’automne et de l’hiver, contrairement au vélo ou c’est bien plus pénible. Olne-Spa-Olne Pour ma part, et pour la seconde fois, il s’agira d’Olne-Spa-Olne, soit 70 kilomètres pour 2300 mètres de dénivelé. Une course mythique dans ma région, mais exigeante. Mais comment passer de l’entrainement au triple effort à une préparation pour une course de ce type ?Etant donné que j’ai mis un terme à ma saison le week-end dernier, cela laisse une préparation de 10 semaines. Je souhaite les découper de la façon suivante : 2 semaines de réadaptation/reprise, 2 blocs de 2 semaines de charge/une semaine de décharge et enfin 2 semaines d’affutage. Une adaptation requise Même si j’ai, évidemment, continué à courir régulièrement pendant la saison de triathlon, les volumes demandés par une préparation pour une course aussi longue n’ont rien avoir : nous parlons de passer de semaines de 40/50 kilomètres maximum à des semaines de charges culminant à 110/120 kilomètres ! De plus, les contraintes ne sont pas du tout les mêmes puisque l’entrainement en triathlon s’effectue avec peu de dénivelé alors que ce dernier sera bien présent. Il convient donc, tout en progressivité, de réhabituer le corps à supporter les contraintes mécaniques plus importantes. Passer de 30/40 kilomètres par semaine à 120 d’un seul coup, avec des descentes, des montées et des terrains irréguliers est une garantie de blessure. Je vais donc réaugmenter progressivement le volume durant 2 semaines et passer plus de temps sur les sentiers. Une fois cette réhabilitation faite, il sera temps d’entamer les séances typées pour cette course puisque le temps est compté. Je compte donc inclure quelques séances de up/down pour accumuler du dénivelé montant… mais également descendant, puisque le corps doit pouvoir supporter les chocs importantes des descentes rapides, un aspect souvent négligé en trail. Il faudra également prévoir quelques sorties longues entre 30 et 40 kilomètres afin d’habituer le corps à rester longtemps sur les pieds. Également, le ratio kilomètre/dénivelé d’Olne-Spa-Olne n’est pas extravaguant, ce qui en fait une course relativement roulante. Garder quelques séances de vitesse ou de tempo est essentiel. Cela tombe bien, les séances de mon club, le triathlon team fagnes, s’y prêtent parfaitement ! Contrairement à la planification en triathlon qui se découpe en 3+1 (3 semaines de charge et 1 semaine de décharge), je préfère travailler en 2+1 en course a pied car les contraintes mécaniques sont bien plus importantes et le risque de blessure en est décuplé. Ne restera plus dès lors que 2 semaines d’affûtage à effectuer, en réduisant progressivement la charge et le volume afin de charger un ultime pique de forme. En mêlant les autres discipline J’aborde cette préparation avec beaucoup d’enthousiasme et de plaisir, puisque la course a pied est mon premier sport et que la saison s’y prête très bien. Il n’est cependant pas question de laisser le triathlon totalement de côté, étant un adepte de l’entrainement croisé, quelques séances de vélo typées force ou récupération seront incontournables. Je tiens aussi à garder au moins une séance de natation par semaine afin de garder une partie du niveau durement acquis cette année.Voilà, en résumé, comment je passe du triathlète au trailer en quelques semaines. Je tiens à rappeler que ceci ne constitue pas un programme d’entrainement, je suis un coureur régulier depuis des années avec les adaptations physiques qui en découlent. Ceci m’est propre et ne peut pas être adapté à tous. Et vous, comment faites-vous pour passer l’hiver ? […] Lire la suite…
septembre 18, 2023La motivation est une notion très abstraite. Quand je demande à google, il pond « Ce qui motive un acte, un comportement. » ou encore « Ce qui pousse quelqu’un à agir ». Personnellement, je définirais plus la motivation comme étant la force qui nous pousse à accomplir quelque chose.  La semaine dernière, je vous donnais une astuce afin de palier au manque d’envie d’accomplir quelque chose. Aujourd’hui, je souhaiterais creuser ce concept plus en profondeur.  Finalement, qu’est ce qui nous pousse à s’inscrire encore et encore à des courses, à s’entrainer encore et encore, à aller au-delà de la souffrance, alors que l’on sait quelle adviendra tôt ou tard ? La motivation est finalement quelque chose de très personnel. Mais pour pouvoir en parler, il va falloir que l’on généralise un peu. Au fil de mes différentes rencontres et expériences, j’ai pu remarquer qu’il existait deux grands types de motivation : l’extrinsèque et l’intrinsèque. Commençons par la motivation extrinsèque, extérieure donc. Cela désigne toutes les influences extérieures à nos propres envies et qui vont nous amener vers l’entrainement ou la course. Cela peut être des choses extrêmement basiques comme rendre fier ses parents, amis, copine, ses followers Instagram, mais également beaucoup plus importantes : pour les athlètes professionnels, par exemple, c’est gagner leur vie ! Cela sonne un peu comme de la contrainte et quelque part c’est le cas. Et je pense que cela peut être une force dans certaines situations. Personnellement, mon expérience m’a appris que les motivations extrinsèques sont utiles pour deux cas. Il est dimanche matin, 8h, il bruine, 8 degrés dehors, 3 heures de vélo au programme, le réveil sonne et vous ne souhaitez qu’une chose : rester au chaud dans votre lit. Sauf que dans 30 minutes, vous avez rendez-vous avec 3 amis pour faire votre entrainement. Vous vous êtes engagé auprès d’eux, et vous n’avez donc pas le choix que d’y aller. Un élément extérieur vous pousse à sortir de votre lit et à vous entrainer. Il y a eu beaucoup de dimanches comme ça, croyez-moi ! Le second cas, c’est lorsque vous criez sur tous les toits vos objectifs. Alors, oui c’est à double tranchant, vous pouvez passer pour un gland si vous vous ratez. Mais qu’importe, annoncer que vous allez faire votre prochain Ironman en moins de 10 heures à tout votre entourage va vous pousser à le réaliser. Bien évidemment cela demande un certain recul et un certain réalisme dans la capacité à vous fixer des objectifs. C’est, je crois, pour ça que Strava a un si grand succès : il permet de montrer au monde que vous avez été actif aujourd’hui. C’est une motivation extérieure. De même que la story instagram de la sortie vélo, c’est récolter les fruits de son effort sous les flashs des projecteurs, dans le regard des autres. Parlons maintenant de la motivation intrinsèque. Ça, ça ne concerne que vous et vous seul. Ce n’est finalement que votre envie propre à accomplir des choses. Vous ne vous fixez pas des objectifs dans le but de briller aux yeux des autres, mais avant tout de vous-même. Cette motivation, c’est celle des amoureux de l’effort, du sport, du dépassement de soi, de la douleur ressentie à votre 10ème série à VMA. C’est votre flamme intérieure. Alors oui, il y a des jours ou vous n’aurez pas envie. Vous serez fatigué. Mais ce pacte avec vous-même, il ne sera jamais rompu, sous aucun prétexte (sauf, à tout hasard, une clavicule fracturée !). Il pleut ? Et alors ? J’ai un entrainement à faire, je dois le faire, je l’exécute. Je suis fatigué ? Et alors ? J’y vais quand même, parce que c’est comme ça, je me suis engagé a exécuter un plan et ça doit être fait. C’est le sentiment de devoir accompli, que la journée a été remplie comme il se devait au moment de s’endormir. C’est la plus puissante des motivations car elle fait fi des éléments extérieurs, du regard des autres. Seul vous compte.  Je crois que chaque personne possède ces deux motivations en eux, comme le ying et le yang, mais pas de façon équilibrée. Chez certains, la motivation extrinsèque prend beaucoup trop de place. Ces gens pratiquent du sport pour de mauvaises raisons. Pourquoi est-ce un mal ? Parce qu’ils ne durent pas. Ils se lassent car leur flamme intérieure ne résiste pas au moindre coup de vent (blessure, hiver, budget, changement de vie). Mais ceux pour qui le feu de la passion brûle au fond d’eux, alors aucune limite ne peut leur résister. Parce que chez ces derniers, la pratique du sport est une véritable extension d’eux-mêmes, bien au-delà du phénomène de mode.  Et vous, comment définiriez-vous votre motivation ?   […] Lire la suite…
septembre 11, 2023Sans doute en ayant vu ce titre, vous vous êtes demandé : « Un titre en néerlandais, mais pourquoi faire ? Je suis déjà bien gentil de lire son article à celui-là, il ne va pas me faire lire du flamand en plus ! » Rassurez-vous, ma maîtrise de cette langue s’arrête, malgré 3 ans d’études contraintes et forcées, au titre en question que j’ai par ailleurs dû vérifier sur google traduction. C’est dire. A propos de traduction, et c’est là que j’en viens (enfin) au fait, cela veut dire : ce qui est fait n’est plus à faire. Mais pourquoi est-ce que je parle de ça ? Et bien parce qu’on va aborder un sujet assez délicat dans l’entrainement : la motivation, ou plutôt son absence, et comment la contrer. Parmi ceux qui me connaissent et qui me suivent sur Strava, certains doivent penser que je suis un grand motivé devant l’éternel puisque l’application orange est à jour pratiquement 6 jours sur 7 en ce qui me concerne. On pourrait donc légitimement penser que je commence chaque séance avec l’envie d’un jeune premier. Détrompez-vous, c’est faux. Du moins partiellement. Il est vrai que quand la météo parle d’un bon 25 degrés plein soleil, la pratique du vélo devient aussi douce qu’un shake de récup bien frais après une grosse fringale (on en parlera). A l’inverse, se lever de son lit le dimanche matin à 7h pour aller se farcir 4h de vélo en février sous la grisaille (ou pire), là c’est beaucoup moins drôle. La vérité, c’est que la motivation fluctue au fil du temps. De temps au sens climatique du terme bien entendu, mais également au sens plus littéral de la causalité des événements. Pour parler plus concrètement, dans un système d’entrainements à 3 semaines de charge et 1 semaine décharge, j’ai remarqué pour ma part que la 3ème semaine devenait difficile au niveau de l’envie de s’entrainer. Et c’est normal, le corps commence à fatiguer et fait tout pour vous le faire comprendre, y compris mentalement. Mettons-nous en situation : c’est lundi, votre coach vous a envoyé votre semaine. Il ne va pas faire très beau, vous vous sentez fatigué et en plus le programme est chargé. Vous sentez que l’envie n’est pas là. Comment allez-vous vous en sortir pour passer cette semaine, pourtant clé dans votre préparation ? C’est à ce moment-là qu’il faut faire intervenir certains artifices afin de ne pas sombrer dans l’oisiveté et l’appel douillet de votre canapé muni de netflix, de nutella et autres saloperies modernes (c’était l’instant boomer). Et c’est là qu’intervient notre el famoso Wat is gedoen is niet te doen. C’est un de mes hacks mentaux afin de continuer à m’entrainer malgré ma non-envie. Cette phrase désigne pour moi la non-procrastination. Je vois la grosse séance de la semaine. Je n’ai pas du tout envie de la faire, je sais que je vais souffrir. Mais qu’est-ce qui me dit que j’aurais plus envie samedi ou dimanche ? Rien. Donc je vais la faire. Là, tout de suite, aujourd’hui, je pars sur mon vélo et on verra. 99 fois sur 100, vous verrez que la séance passera (si vous avez un coach un tant soit peu compétent, bien entendu). Bon, bien entendu, cette astuce a ses limites et dépend de l’emploi du temps de chacun, mais l’idée est de caser ce qui est difficile mentalement en début de semaine, là ou en principe vous avez le plus d’énergie. Également, s’il y a de gros orages annoncés ou du vent à décorner les bœufs, le bon sens doit prendre le dessus. Dialoguez avec votre coach pour déterminer si vous pouvez intervertir des séances (ne faites pas trop de séances fatigantes d’affilées non plus…). L’idée, c’est tout simplement de se dire avant la séance, qu’elle ne sera plus à faire une fois passée et c’est ce qui doit vous motiver à vous rendre à la piscine, enfourcher votre fidèle destrier ou chausser vos plus belles basquettes et de foncer vers la réalisation de vos rêves. […] Lire la suite…