La cheville vit bien

Les actualités sont légères cette semaine bien qu’elles renferment un événement important : j’ai pu renager ! Bien que ce soit, de très loin, la discipline que j’aime le moins, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à pouvoir remater du carrelage dans la fraichement ouverte piscine de Verviers.  Les chronos sont évidemment mauvais (c’est dingue ce que 3 petites semaines d’arrêt peuvent provoquer) mais c’est déjà encourageant de pouvoir faire 2800 mètres sans difficultés majeures et je sais que la vitesse va revenir avec le volume au fil des semaines !

La rééducation de la cheville se poursuit, toujours grâce à l’excellent travail de mon kiné. J’espère pouvoir recourir de manière régulière dans un futur très proche, mais les résultats sont satisfaisants.

Ce qui m’amène au sujet du jour : pourquoi ? Et surtout comment ?

En effet, après 25 jours d’arrachement osseux, il ne me reste plus que de légères gênes à la cheville incriminée, ce qui est plutôt très rapide comme guérison. J’aimerais donc essayer de réfléchir sur les différents facteurs pouvant expliquer cette guérison rapide.

1 – L’importance des premiers soins

En effet, ce que l’on fait lors des premiers instants et heures après la vilaine entorse est éminemment important quant à la rapidité de votre régénération. Voici ce que j’ai donc appliqué :

D’abord, je me suis bourré d’anti-inflammatoire afin de supprimer la douleur et de pouvoir gambader le lendemain. Je déconne. Ne faites pas ça.

Plus sérieusement, j’ai immédiatement appliqué du froid et compressé (comme je suis le genre de type qui n’a aucune fourniture médicale chez lui j’ai mis du tape de bucheron mais ça a bien fonctionné).  Dès le lendemain, je me suis rendu (en boitant) a la pharmacie la plus proche pour échanger 70 de mes précieux euros contre une atèle et de l’huile essentielle d’hélycrise (oui, je n’ai vraiment rien chez moi). En gros : refroidir, compresser, immobiliser et nourrir. Dans le but d’une part de faire dégonfler l’hématome le plus vite possible et d’autre part de commencer le processus de guérison en immobilisant le mieux possible la patte folle.

Du reste, j’ai dégainé mon téléphone pour appeler médecin et ostéopathe afin d’avoir un diagnostic le plus fin et rapide. Je me blesse le mardi, je passe un écho le vendredi : arrachement osseux. Pas génial, la lésion est de niveau 3 sur 3 possibles mais on peut avancer et commencer la kiné chez un professionnel choisi avec soin. Soit un copain de mon club mais que je sais passionné et intéressé par son métier et qui pratique le (les) même(s) sport(s) que moi, soit 2 critères qui m’amènent à penser qu’il va pouvoir me guérir, et efficacement.

2- Le kiné dicte votre vie

Normalement, avec une telle lésion, vous allez voir entre 7 et 10 fois votre kiné qui va devenir votre meilleur ami le temps des séances. Il va non seulement vous manipuler mais également vous donner des petits trucs à faire chez vous. Faites-les, même si c’est chiant. Les petits exercices de mobilité et de renforcement de ma cheville droite m’ont sans doute permis d’accélérer le processus de guérison. 

Et surtout, le kiné ne va pas que travailler votre zone lésée (et parfois même pas du tout puisque, dans le cas d’un arrachement osseux, ça se répare à peu près tout seul). En effet, quand vous vous blessez, le corps va déclencher tout une série de mécanismes de défense qui peuvent vous amener des problèmes en cascade post guérison puisque vous allez avoir un déséquilibre. Si votre kiné est bon, il le sait et va bosser sur toutes les petites zones périphériques afin que cela ne se produise pas.

3- L’importance de la continuité d’une activité physique

Bien souvent, les sportifs d’endurance ayant un bon volume d’activité régulière ont des capacités de guérison des lésions bien supérieures à la norme. Cela m’a sans doute aidé mais pas seulement.

J’ai pu continuer le vélo une dizaine d’heures par semaine depuis mon entorse, en plus de séances de préparation physique générale. Je suis persuadé que cela m’a permis d’accélérer la guérison. Je l’explique par le fait que l’activité physique plus ou moins intense favorise la vascularisation du corps, et donc de la zone lésée. Qui dit vascularisation dit apports d’éléments réguliers sur la zone afin de la « nourrir » et qu’elle se répare d’autant plus vite.

Et puis ça aide à passer le cap de la blessure et ça permet de s’entretenir pour ne pas repartir de trop loin à la reprise.

4- L’hygiène de vie

Et oui, cela a toute son importance dans un processus de guérison. Comme déjà expliqué, je déteste l’automne. Et elle me le rend bien en me refilant une bonne grosse crève des familles. Bref, l’automne me donne envie de m’enfermer chez moi a triple tour tel le Grinch a Noël (je déteste aussi Noël). Bien que ce ne soit pas génial niveau vie sociale, cela me permet les 3 choses suivantes :

  • Bien dormir
  • Bien manger
  • Ne pas picoler

Soit les 3 éléments basiques de la récupération. Depuis ma blessure, j’essaye de particulièrement faire attention à ce que je m’enfile, afin de ne pas tomber dans le syndrome du « boah, je suis blessé, foutu pou foutu, go Mcdo hein #onelife ». Non. Je veux revenir, le mieux en forme possible, ce qui est incompatible avec une prise de 5% de masse grasse. Et l’effet sympathique de tout ça, c’est que la bonne bouffe, c’est-à-dire une nutrition équilibrée ni trop volumineuse ni trop frugale, permet également de récupérer bien mieux que le combo bière/kebab/clope. La nourriture est le premier des médicaments.

Je prends également, périodiquement dans l’année, toute une série de compléments alimentaires que j’estime nécessaire car trop peu présents dans l’alimentation classique. Parmi ceux-ci, du collagène ! Issus des abats animaux, il a énormément  de propriétés très intéressantes pour le sportif, mais ce qui nous intéresse particulièrement, c’est ses propriétés réparatrices pour les tendons et articulations, pile ce dont j’ai besoin. Une étude de l’université de Fribourg (référence ici) a démontré que la prise de 5 grammes de peptides de collagène pendant 6 mois diminuait significativement les risques d’entorse de la cheville. Cependant, attention à ne pas lésiner sur la qualité de ce que vous achetez, mieux vaut dépenser 20€ pour quelque chose d’efficace que 10€ jetés pour une substance qui ne sert à rien. Personnellement, j’utilise celui de Nutriting (qui ne me sponsorise pas, malheureusement, mais qui font de très bonnes choses).

Le sommeil est également très important et trop souvent négligé, même si j’estime que mes 7h de sommeil moyen sont largement à améliorer.

En résumé, pour ceux qui auront eu la flemme de lire, voici les principaux points à retenir pour une guérison rapide :

  • Bien réagir juste après l’entorse
  • S’entourer des bons professionnels et les écouter
  • Continuer une activité non traumatisante pour la cheville blessée
  • L’hygiène de vie générale

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