Sans doute en ayant vu ce titre, vous vous êtes demandé : « Un titre en néerlandais, mais pourquoi faire ? Je suis déjà bien gentil de lire son article à celui-là, il ne va pas me faire lire du flamand en plus ! »
Rassurez-vous, ma maîtrise de cette langue s’arrête, malgré 3 ans d’études contraintes et forcées, au titre en question que j’ai par ailleurs dû vérifier sur google traduction. C’est dire.
A propos de traduction, et c’est là que j’en viens (enfin) au fait, cela veut dire : ce qui est fait n’est plus à faire.
Mais pourquoi est-ce que je parle de ça ? Et bien parce qu’on va aborder un sujet assez délicat dans l’entrainement : la motivation, ou plutôt son absence, et comment la contrer. Parmi ceux qui me connaissent et qui me suivent sur Strava, certains doivent penser que je suis un grand motivé devant l’éternel puisque l’application orange est à jour pratiquement 6 jours sur 7 en ce qui me concerne. On pourrait donc légitimement penser que je commence chaque séance avec l’envie d’un jeune premier.
Détrompez-vous, c’est faux. Du moins partiellement. Il est vrai que quand la météo parle d’un bon 25 degrés plein soleil, la pratique du vélo devient aussi douce qu’un shake de récup bien frais après une grosse fringale (on en parlera). A l’inverse, se lever de son lit le dimanche matin à 7h pour aller se farcir 4h de vélo en février sous la grisaille (ou pire), là c’est beaucoup moins drôle.
La vérité, c’est que la motivation fluctue au fil du temps. De temps au sens climatique du terme bien entendu, mais également au sens plus littéral de la causalité des événements. Pour parler plus concrètement, dans un système d’entrainements à 3 semaines de charge et 1 semaine décharge, j’ai remarqué pour ma part que la 3ème semaine devenait difficile au niveau de l’envie de s’entrainer. Et c’est normal, le corps commence à fatiguer et fait tout pour vous le faire comprendre, y compris mentalement.
Mettons-nous en situation : c’est lundi, votre coach vous a envoyé votre semaine. Il ne va pas faire très beau, vous vous sentez fatigué et en plus le programme est chargé. Vous sentez que l’envie n’est pas là. Comment allez-vous vous en sortir pour passer cette semaine, pourtant clé dans votre préparation ?
C’est à ce moment-là qu’il faut faire intervenir certains artifices afin de ne pas sombrer dans l’oisiveté et l’appel douillet de votre canapé muni de netflix, de nutella et autres saloperies modernes (c’était l’instant boomer). Et c’est là qu’intervient notre el famoso Wat is gedoen is niet te doen.
C’est un de mes hacks mentaux afin de continuer à m’entrainer malgré ma non-envie. Cette phrase désigne pour moi la non-procrastination. Je vois la grosse séance de la semaine. Je n’ai pas du tout envie de la faire, je sais que je vais souffrir. Mais qu’est-ce qui me dit que j’aurais plus envie samedi ou dimanche ? Rien. Donc je vais la faire. Là, tout de suite, aujourd’hui, je pars sur mon vélo et on verra. 99 fois sur 100, vous verrez que la séance passera (si vous avez un coach un tant soit peu compétent, bien entendu).
Bon, bien entendu, cette astuce a ses limites et dépend de l’emploi du temps de chacun, mais l’idée est de caser ce qui est difficile mentalement en début de semaine, là ou en principe vous avez le plus d’énergie. Également, s’il y a de gros orages annoncés ou du vent à décorner les bœufs, le bon sens doit prendre le dessus. Dialoguez avec votre coach pour déterminer si vous pouvez intervertir des séances (ne faites pas trop de séances fatigantes d’affilées non plus…).
L’idée, c’est tout simplement de se dire avant la séance, qu’elle ne sera plus à faire une fois passée et c’est ce qui doit vous motiver à vous rendre à la piscine, enfourcher votre fidèle destrier ou chausser vos plus belles basquettes et de foncer vers la réalisation de vos rêves.

