Winter is coming

Tout d’abord, commençons par quelques actualités. 

Et oui, ça y est, comme si ce site n’était pas assez autocentré, me voilà à encore plus parler de moi ! Plus sérieusement, je souhaite, en plus du contenu hebdomadaire habituel, faire un petit tour de mon actualité (sportive, pas de ce que j’ai mangé le midi, encore que…). De toute façon c’est mon site et je fais qu’est-ce que je veux. Bam. 

Comme j’en parlais la semaine passée, il n’y aura pas de Olne-Spa-Olne cette année pour moi. Rappel des faits : j’ai une déchirure osseuse à la cheville droite. Cependant, la blessure guérit bien puisque j’ai pu recommencer à recourir depuis ce mercredi (soit J+15 post blessure) ! Ne me sentant plus pisser pour la cause, mon billet d’avion pour la diagonale des fous a failli être réservé avant que mon excellent kiné (Aurélien Dulière) ne me calme directement. En fait, j’ai toujours quelques gênes sur ma cheville droite ce qui va reporter mon retour à ce noble sport pour 2 petites semaines encore.  

Cela dit, et comme Aurélien me l’a indiqué, il est assez peu fréquent de guérir aussi vite d’une telle blessure. C’est donc extrêmement positif pour moi car c’est le signe que j’ai un corps qui fonctionne parfaitement et qui récupère très bien même de lésions assez importantes. Je pense pouvoir identifier les facteurs de cet excellent état de santé apparent que je détaillerai peut être plus tard.  

Puisque mes objectifs de fin d’année sont aux oubliettes, il est temps de penser à 2024. J’ai donc d’ores et déjà mon premier dossard sécurisé. Les suiveurs du milieu du triathlon auront sans aucun mal deviné : il s’agira du triathlon XL de Gerardmer, le 7 septembre 2024. On m’a bien évidemment vanté maintes et maintes fois cette course dans une région que je connais pour l’avoir arpentée sur mon fidèle destrier à l’été 2022. Il me tarde de voir si la légende est à la hauteur ! 

Trêves d’égocentrisme, il est temps d’aborder le sujet de la semaine. Vous ne l’aurez peut-être pas remarqué tant le changement climatique est entrain de défoncer les saisons, mais l’automne est arrivé. Vous savez, la pluie, les feuilles mortes, les jours qui se réduisent, soit la période la plus déprimante qu’il soit (je ne comprendrai jamais ceux qui adorent cette saison de merde). Bon, puisque nos bilans carbone ne sont pas encore assez gargantuesques, le temps pourri va vite revenir et avec ça quelques questions : comment on s’entraine avec ça ? 

En réalité la réponse sera différente en fonction des 3 sports. Je ne vais évidemment pas parler de la natation puisque ça ne changera absolument rien si ce n’est que les sorties en eaux libres n’existeront plus, sauf pour les plus téméraires.  

La course à pied, je pense, ne présentera aucune difficulté majeure en cas de mauvais temps. Avec l’habillement adéquat, un équipement lumineux qui va bien et un tout petit peu de courage (enfin si on peut appeler ça comme çà…), c’est un sport qui se pratique extrêmement bien dans des conditions délicates sans présenter de danger particulier. Evidemment il faut rester vigilant quant au verglas et aux attaques de sangliers sauvages, mais globalement le risque est pratiquement absent. L’automne et l’hiver sont les occasions parfaites de travailler un peu plus spécifiquement votre course a pied puisque vous serez hors saison. Dès lors, votre volume d’entrainement général baissera et vous n’aurez plus de course : c’est l’occasion parfaite pour consolider la base via quelques séances de VMA/force/vitesse bien senties qui sont difficiles à réaliser pendant la pleine saison. Il est vrai que la baisse de la luminosité et le froid peuvent être des freins à la motivation. Néanmoins, le plus dur est souvent de se lancer et votre corps se réchauffera très vite si vous n’y allez pas à poil. 

Pour le vélo… c’est plus compliqué. Il y a pour moi 2 options : vous avez un home-trainer ou vous n’en avez pas/vous haïssez ça au plus haut point. Tout le problème est que la pratique du vélo est assez délicate dans des mauvaises conditions météo, pour ne pas dire dangereuse. Les feuilles mortes, la pluie, la luminosité, sans parler du verglas et du froid, tout autant de facteurs qui sont réellement dangereux. D’autant plus que, revers de la médaille, le niveau en vélo se perd assez vite sans stimuli régulier. Le home-trainer pourra s’avérer fort utile pour passer l’hiver et garder un niveau cohérent à vélo pour attaquer la prochaine saison. Il sera bien évidemment impossible de faire le même volume sur un home trainer que dehors, d’autant plus qu’une heure sur home trainer ne vaut pas une heure dehors (on parle souvent d’un ratio de 1h de HT pour 1h30 dehors, ce qui me semble assez juste au fil de ma pratique). Personnellement, je suis bien plus sensible au froid sur un vélo qu’en courant puisqu’on prend bien plus le vent. L’organisation est la clé, il faut toujours jeter un œil à la météo de la semaine et organiser en fonction des jours ou le temps est plus clément. La façon de s’habiller sur un vélo est la première chose qui vous permettra d’affronter les éléments : de bons gants, des bonnes surchaussures (avant les chaussettes), une veste de pluie, sont autant d’éléments sans qui une sortie hivernale peut se transformer en enfer.  Avec l’expérience, vous saurez comment vous habiller en fonction de la température mais cela ne peut pas se faire si vous refusez systématiquement le mauvais temps. Pour ma part, je sais que je peux mettre un cuissard court au-dessus de 10 degrés, par contre je suis très sensible au niveau des pieds, donc je ne lésine jamais sur cette partie.  Par contre, cela ne veut pas dire d’aller au casse-pipe : quand il gèle, il est évidemment hors de question de s’aventurer dehors par exemple. Il faut toujours bien regarder la météo avant de partir afin de s’équiper comme il se doit ou de ne pas se prendre un ouragan dans la tronche à 50 kilomètres de votre logis.

 

A l’inverse, en été, je recommande vivement de ne pas systématiquement sauter les séances pour cause de pluie. En effet, si vous arrivez sur un objectif majeur et qu’il pleut alors que vous n’avez jamais expérimenté cette situation, vous allez perdre un temps monstrueux qui aurait pu être facilement gagné. Si rouler sous la pluie sous 15 degrés vous bloque, il faut sans doute revoir vos objectifs à la baisse puisque votre degré d’investissement semble assez faible que pour outrepasser cette légère difficulté. A Lahti, lors des championnats du monde 70.3, il a plu toute la partie vélo. Personnellement, ce sont des conditions que j’apprécie en course et j’ai pu gagner énormément de temps dans les parties techniques car je connaissais cette situation. Le mois d’aout ayant été totalement immonde en Belgique, j’ai pratiquement effectué une sortie sur deux en vélo sous la pluie lors de ma préparation. Si j’avais systématiquement refusé de rouler sous la pluie, j’aurais été très peu à mon aise en Finlande dans ces conditions. Comme en voiture, il faut bien évidemment adapter son pilotage à la pluie.

Lors de mauvaises conditions dans les mauvaises saisons, c’est également l’occasion de placer quelques séances de renforcement musculaire. Oui c’est chiant, mais ça l’est moins qu’on il gèle dehors que quand il fait 25 degrés. 

 

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