La motivation est une notion très abstraite. Quand je demande à google, il pond « Ce qui motive un acte, un comportement. » ou encore « Ce qui pousse quelqu’un à agir ». Personnellement, je définirais plus la motivation comme étant la force qui nous pousse à accomplir quelque chose.
La semaine dernière, je vous donnais une astuce afin de palier au manque d’envie d’accomplir quelque chose. Aujourd’hui, je souhaiterais creuser ce concept plus en profondeur.
Finalement, qu’est ce qui nous pousse à s’inscrire encore et encore à des courses, à s’entrainer encore et encore, à aller au-delà de la souffrance, alors que l’on sait quelle adviendra tôt ou tard ?
La motivation est finalement quelque chose de très personnel. Mais pour pouvoir en parler, il va falloir que l’on généralise un peu. Au fil de mes différentes rencontres et expériences, j’ai pu remarquer qu’il existait deux grands types de motivation : l’extrinsèque et l’intrinsèque.
Commençons par la motivation extrinsèque, extérieure donc. Cela désigne toutes les influences extérieures à nos propres envies et qui vont nous amener vers l’entrainement ou la course. Cela peut être des choses extrêmement basiques comme rendre fier ses parents, amis, copine, ses followers Instagram, mais également beaucoup plus importantes : pour les athlètes professionnels, par exemple, c’est gagner leur vie ! Cela sonne un peu comme de la contrainte et quelque part c’est le cas. Et je pense que cela peut être une force dans certaines situations.
Personnellement, mon expérience m’a appris que les motivations extrinsèques sont utiles pour deux cas. Il est dimanche matin, 8h, il bruine, 8 degrés dehors, 3 heures de vélo au programme, le réveil sonne et vous ne souhaitez qu’une chose : rester au chaud dans votre lit. Sauf que dans 30 minutes, vous avez rendez-vous avec 3 amis pour faire votre entrainement. Vous vous êtes engagé auprès d’eux, et vous n’avez donc pas le choix que d’y aller. Un élément extérieur vous pousse à sortir de votre lit et à vous entrainer. Il y a eu beaucoup de dimanches comme ça, croyez-moi ! Le second cas, c’est lorsque vous criez sur tous les toits vos objectifs. Alors, oui c’est à double tranchant, vous pouvez passer pour un gland si vous vous ratez. Mais qu’importe, annoncer que vous allez faire votre prochain Ironman en moins de 10 heures à tout votre entourage va vous pousser à le réaliser. Bien évidemment cela demande un certain recul et un certain réalisme dans la capacité à vous fixer des objectifs. C’est, je crois, pour ça que Strava a un si grand succès : il permet de montrer au monde que vous avez été actif aujourd’hui. C’est une motivation extérieure. De même que la story instagram de la sortie vélo, c’est récolter les fruits de son effort sous les flashs des projecteurs, dans le regard des autres.
Parlons maintenant de la motivation intrinsèque. Ça, ça ne concerne que vous et vous seul. Ce n’est finalement que votre envie propre à accomplir des choses. Vous ne vous fixez pas des objectifs dans le but de briller aux yeux des autres, mais avant tout de vous-même. Cette motivation, c’est celle des amoureux de l’effort, du sport, du dépassement de soi, de la douleur ressentie à votre 10ème série à VMA. C’est votre flamme intérieure. Alors oui, il y a des jours ou vous n’aurez pas envie. Vous serez fatigué. Mais ce pacte avec vous-même, il ne sera jamais rompu, sous aucun prétexte (sauf, à tout hasard, une clavicule fracturée !). Il pleut ? Et alors ? J’ai un entrainement à faire, je dois le faire, je l’exécute. Je suis fatigué ? Et alors ? J’y vais quand même, parce que c’est comme ça, je me suis engagé a exécuter un plan et ça doit être fait. C’est le sentiment de devoir accompli, que la journée a été remplie comme il se devait au moment de s’endormir. C’est la plus puissante des motivations car elle fait fi des éléments extérieurs, du regard des autres. Seul vous compte.
Je crois que chaque personne possède ces deux motivations en eux, comme le ying et le yang, mais pas de façon équilibrée. Chez certains, la motivation extrinsèque prend beaucoup trop de place. Ces gens pratiquent du sport pour de mauvaises raisons. Pourquoi est-ce un mal ? Parce qu’ils ne durent pas. Ils se lassent car leur flamme intérieure ne résiste pas au moindre coup de vent (blessure, hiver, budget, changement de vie). Mais ceux pour qui le feu de la passion brûle au fond d’eux, alors aucune limite ne peut leur résister. Parce que chez ces derniers, la pratique du sport est une véritable extension d’eux-mêmes, bien au-delà du phénomène de mode.
Et vous, comment définiriez-vous votre motivation ?

